Article  2008

L’alimentation des populations modestes et défavorisées. Etat des lieux dans un contexte de pouvoir d’achat difficile

AUTEUR(S) :
EDITEUR :OCHA
PAGES :21

RESUME

Comment vivre et se nourrir avec 1000 euros par mois pour deux ? Peut-on parler d’un modèle alimentaire propre aux foyers les plus modestes ? Les choix alimentaires sont-ils différents de ceux des catégories sociales plus aisées ? Un budget alimentaire faible implique-t-il mécaniquement des effets négatifs pour la santé ? Formulé autrement, les pauvres sont-ils en moins bonne santé que les riches du fait de choix alimentaires moins appropriés ? Le dogme des trois repas par jour est-il encore applicable quand la souffrance psychique s’ajoute aux difficultés économiques ? Qu’est-ce que l’aide alimentaire ? Où la trouve-t-on ? Qui la demande ?

Les liens entre alimentation, revenus, santé et vie sociale sont complexes et les interactions entre ces facteurs nombreux et multidirectionnels. Cet article cherche à réaliser un état des lieux des comportements alimentaires des groupes sociaux défavorisés et de leur évolution à l’heure où la baisse du pouvoir d’achat est au coeur des débats. Notre propos laissera en dehors du champ d’étude les populations en situation complète d’exclusion (Sdf) et inclura les classes moyennes inférieures plutôt tirées vers le bas de l’échelle des revenus dans la conjoncture actuelle (Bigot, 2007).

Cet article repose sur les résultats de la recherche publiés dans des domaines scientifiques (médecine, nutrition, sciences humaines, économie, psychologie, etc.) d’une part ; sur les observations de terrain, enquêtes et essais d’intervention à petite échelle et sans protocole réalisés par des professionnels de santé et du secteur social (médecins, diététiciens, psychologues, conseillers en économie sociale et familiale, travailleurs familiaux) et des associations caritatives, d’autre part.

Ces travaux sont menés auprès d’échantillons qui ne peuvent être considérés comme représentatifs de la population. Toutefois, ils reflètent une grande diversité de situations et donnent une idée généralement assez juste de la réalité économique et sociale. Ils représentent ainsi une source d’informations non négligeable qui complète celle issue des revues à comité de lecture.

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