Étude  2008

Inégalités et consommation alimentaire en France

EDITEUR :INRA
PAGES :66

RESUME

Cette étude s’intéresse à la question des plus grands risques de santé encourus par les populations défavorisées sous l’angle de sa composante nutritionnelle. Dans ce but, on se propose d’appréhender les inégalités de la consommation alimentaire par le biais des disparités sociales et intrafamiliales relevées au niveau des apports nutritionnels.

Les données individuelles de l’enquête INCA permettent de traduire la consommation alimentaire en termes d’apports nutritionnels et d’apprécier les conséquences éventuelles sur la santé des formes particulières d’alimentation des individus vivant dans des ménages défavorisés. Après une analyse descriptive des apports nutritionnels selon le revenu, on procède à une analyse multivariée de l’adéquation nutritionnelle des différents membres du ménage en plusieurs micronutriments.

Après correction de multiples biais de séléction, les résultats montrent qu’on décèle un effet familial au niveau des apports caloriques (ménages de « gros ou petits mangeurs »). On ne peut inférer pour autant la qualité nutritionnelle (apports en fer, calcium, vitamine C) de l’alimentation d’un individu à partir de celle des autres membres du ménage. En effet les principaux déterminants de l’adéquation nutritionnelle se révèlent très différents pour l’homme et la femme au sein du même ménage. En particulier, le statut socio-économique (revenus, PCS) a une incidence sur l’alimentation des femmes et des enfants que l’on ne retrouve pas chez les hommes.

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